[Test] Bayonetta 2

En attendant la sortie du troisième épisode, Bayonetta 2 accueille lui aussi une adaptation sur Nintendo Switch.

Bayonetta 2Conçu par PlatinumGames (un studio composé d’anciens de Capcom), Bayonetta est un jeu d’action à la troisième personne mettant en scène une puissante sorcière pas vraiment sympathique … du moins au commencement. En effet, l’héroïne vient de sortir d’un mystérieux sommeil de 500 ans, et est devenue amnésique. Depuis, elle n’aura de cesse de courir après son passé, afin de découvrir ce dont elle a été victime. Le tout sera raconté sous forme de cinématiques, mais à vrai dire, le scénario n’est pas vraiment très palpitant et on aura parfois du mal à savoir où l’on va. On découvrira cependant que la sorcière peut se transformer en panthère noire et que dans cet état, elle laisse une traînée de fleurs sur son passage. Une touche de douceur dans un monde de brute ? Non, ce qui impressionne dans Bayonetta, c’est son rythme de jeu. Les ennemis pleuvent à l’écran et pour les éliminer vous devrez réaliser de superbes pirouettes tout en utilisant vos puissants pistolets. Et si cela ne suffit pas, vous pourrez faire appel à la magie pour déclencher des sorts assez cruels (les attaques Apothéose), mais très efficaces,  et collecter quelques rares armes au sol.

Cinq ans après le premier épisode paru sur Xbox 360 et PS3, Bayonetta 2 est arrivé sur Wii U en octobre 2014 en tant qu’exclusivité au support. Pour rappel, le développement de cet opus fut annulé il y a plusieurs années par Sega, son éditeur de l’époque, en raison de difficultés économiques. PlatinumGames a dès lors fait le tour des autres éditeurs, mais personne n’a voulu récupérer ce projet. Quant le studio nippon a signé avec Nintendo pour le nouveau projet de Hideki Kamiya, The Wonderful 101, Big N a aussi décide de financer Bayonetta 2 et sa conception a alors pu reprendre. En 2012 lors d’un Nintendo Direct, le jeu est en effet dévoilé, ce qui suscite alors beaucoup de réactions des fans de la série. Dans cet opus, la sorcière a repris sa vie en main, et mène une existence à priori paisible, jusqu’au jour où un puissant ennemi entre en scène, et au terme d’un terrible combat, s’empare de l’âme de Jeanne, la sœur de Bayonetta. Celle-ci n’a pas d’autres choix que de prendre la route des Portes de l’Enfer pour la sauver. Notez que Bayonetta 2 est disponible en deux éditions, l’une standard (avec Bayonetta offert sous forme de coupon) et une autre spéciale (avec un steelbook, trois planches d’autocollants et des cartes de versets). Les utilisateurs souhaitant avoir les deux épisodes sur cartouches peuvent se procurer la version Non Stop Climax Edition en import japonais.

Des nouvelles features ?

La prise en main comporte plusieurs nouveautés depuis le premier épisode. Non seulement, vous retrouvez des commandes Classiques encore plus nerveuses (merci le 60 fps) avec le Switch Pro ou les Joy-Con, tandis que les débutants pourront compter sur la possibilité de jouer avec l’écran tactile pour retrouver un gameplay facilité. La caméra est de surcroît beaucoup plus stable que dans le premier opus, les allers-retours ennuyeux ont été gommés, et les actions interactives récalcitrantes ont été retirés. Bayonetta 2 est en effet beaucoup mieux fignolé que son prédécesseur, les développeurs ayant eu le temps nécessaire pour mener à bien leurs aspirations.  Bien sur, on retrouve aussi quelques costumes spéciaux (Link, Fox, Princess Peach, Samus Aran, Mario), qui auront des conséquences sur la progression puisque des effets visuels et sonores des licences Zelda, Starfox, Mario ou encore Metroid sont aussi intégrées. Le déroulement de certains passages est même modifié en profondeur (on pense notamment à une séquence shoot …).

L’arrivée de Bayonetta 2 est aussi l’occasion de retrouver un mode multijoueurs (en réseau local ou en ligne), le Double Apothéose. Mettant l’accent sur le coopératif, il vous propose de combattre des hordes d’ennemis dans une série de six arènes fermées. Il est aussi possible de jouer avec l’I.A. en attendant d’avoir un ami à vos côtés, et vous pourrez incarner les personnages secondaires de l’intrigue (dont Jeanne et Rodin). L’argent collecté à plusieurs peut être utilisé en mode Histoire pour améliorer l’arsenal de Bayonetta, ce qui ne gâche rien.

Une très belle réalisation

Bayonetta 2 affiche un graphisme pour le moins chatoyant, et blindé d’effets spéciaux en tout genre. Le jeu est magnifique, sans doute l’un des plus aboutis à ce jour sur Nintendo Switch, et clairement un cran au dessus de son prédécesseur, notamment du côté des effets lumineux, de la profondeur du champ de vision ou dans la modélisation des personnages. Cela étant, on distingue un peu d’aliasing et certains décors sont parfois un peu daté, nonobstant le rendu général est un peu plus net sur Switch que sur Wii U. Ce ballet aérien a d’ailleurs parfois quelques conséquences sur la jouabilité, puisqu’on ne distingue pas toujours où se cache le personnage dans une pareille débauche de couleurs. Mais l’animation s’avère très fluide (60fps constants quelque soit le mode), et les mouvements brillamment décomposés, encore davantage qu’auparavant. Quant au character design, il aura certainement ses réfractaires, mais il ne manque pas d’audace. En réalité, la saga Bayonetta ressemble beaucoup à son ainé, le célèbre Devil May Cry, mais avec deux différences majeures néanmoins : Le ton du jeu n’est absolument pas sérieux, et surtout on retrouve un personnage féminin dont les formes se montrent très avantageuses. Les développeurs joueraient-ils sur la corde sensible ? Quoiqu’il en soit,  le degré de violence a été réduit par rapport à Bayonetta premier du nom, avec une classification 16+ contre 18+ précédemment. Le gameplay lui demeure assez classique, et se veut très accessible, puisqu’on se contentera de frapper tout ce qui bouge. Bayonetta dispose de pistolets fixés aux chevilles et aux poignets, et peut également utiliser des épées, des lances-flammes et encore plus. Le « Witch Time » se déclenche lorsque vous évitez une attaque ennemie au dernier instant, et augmente encore le degré d’adrénaline.

Bayonna 2 est un jeu ô combien défoulant, mais pas vraiment subtil, bien qu’on sera surpris de retrouver du jazz assez branché en guise de bande son, loin de la techno pop habituellement rencontrée dans ce type de production. Les doublages sont quant à eux en anglais … et en japonais. Quant à la durée de vie, elle assure environ douze heures de jeux, un bilan tout à fait satisfaisant pour un beat’em all. Les phases de shoot’em up intégrées dans la partie sont plus abouties que dans le premier épisode (mention spéciale à l’une d’entre elles qui plaira aux fans du renard des étoiles). On pourra également débloquer de nouveaux accessoires et costumes pour l’héroïne, ou bien améliorer ses scores en recommençant une mission déjà terminée.

VERDICT

Encore plus fou que son prédécesseur, Bayonetta 2 est sans nul doute l’une des références du beat’em all sur consoles. Affichant une réalisation spectaculaire, un rythme soutenu ou encore un multijoueurs fort sympathique, Bayonetta 2 gomme tous les petits défauts du premier épisode et s’impose comme l’une des exclusivités majeures du catalogue Switch. Très complet, cette suite des aventures de la plus célèbre sorcière nippone peut également compter sur quelques bonus issus des univers Nintendo, notamment un clin d’œil très poussé à la série Starfox. L’adaptation sur Switch s’avère même légèrement supérieure à l’originale parue sur Wii U en 2014 et permettra aux très nombreux joueurs ayant fait l’impasse sur cette version de découvrir enfin cet épisode avant le tant attendu Bayonetta 3.

9

Extraordinaire

Lythande, la conceptrice du site: son histoire commence grâce à Marion Bradley Zimmer et Game Republic. Experte du secteur des jeux vidéo, elle a écrit pour les magazines les plus importants de l’Italie, tels que Game Republic, PS Mania et Pokémon Mania. @LythandeLister

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