Alien : Isolation

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9

Extraordinaire

8.8

Avis des Gamers

Alien : Isolation Aperçu

Aperçu

Dans la pénombre d’un long couloir d’une station spatiale le capteur de mouvements nous indique que rien ne bouge autour de nous et on avance vers le terminal qui débloque l’unique porte à travers laquelle on peut continuer notre parcours. Tout d’un coup on est assis sur un fauteuil spécial équipé de baffles et force feedback qui commence à sursauter – pensé pour le gaming –  et, juste quelques mètres plus loin, avec un rythme lent mais décidé, on aperçoit un énorme Alien: on tente donc  une retraite assez rapide mais on est vraiment trop bruyant. La créature, qui semblait à peine se tenir debout dans la structure pensée uniquement pour des dimensions humaines, se retourne et commence à nous poursuivre: en quelques secondes il est derrière nous. Par miracle on réussit à se réfugier dans une petite armoire: la bête passe sous notre nez et après quelques secondes d’hésitation, revient sur ses pas et arrache la subtile protection métallique qui nous sépare d’elle pour commencer, sans pitié, à dédier à notre corps mince et mou ses griffes tranchantes.

Il n’y a que vingt minutes qu’on joue à Alien: Isolation et, avec une «petite» chair de poule, on est convaincu d’avoir dans les mains une des expériences vidéoludiques la plus effrayante de 2014!

Pour le retour de la création de Ridley Scott, Sega n’a pas pris le risque de rappeler Gearbox. C’est Creative Assembly, connu pour ses jeux de stratégie, qui se charge de remettre Alien sur le droit chemin: celui d’un succès et d’une reconnaissance qui lui sont dus. Gearbox s’est fait prendre la main dans le sac pour avoir purement et simplement fait partir le jeu en sous-traitance chez Timegate, Demiurge ou encore Nerve. Pour le résultat que l’on connaît. En fait on pensait que Gearbox serait plus intéressée et impliquée à plancher sur Borderlands ou Brothers In Arms. La 20th Century Fox a dû apprécier.

Alien : Isolation sera vraiment le tie-in vidéoludique dont tous on rêve?

 

Jouer en défense

Cette appréhension toute légitime va pourtant se dissiper très rapidement, pour disparaître après 30 minutes de gameplay. Bien entendu, il est encore beaucoup trop tôt pour parler de chef-d’œuvre, mais une chose est sûre: ce FPS fera oublier la mésaventure précédente. Sans aucune contestation possible. Mais avant de rentrer plus en détail, posons le pitch. Nous sommes en 2136, soit quatorze ans après les événements d’Alien, le huitième passager. Amanda, la fille de Ripley (qui rappelons-le va hiberner 57 ans en biostase et ne sera retrouvée qu’en 2179), apprend que la boîte noire du vaisseau de sa mère, le Nostromo, a été repérée sur la station commerciale Sevastopol. Elle décide donc de se rendre sur place et, bien évidemment, rien ne passera comme prévu, les lieux n’étant visiblement pas aussi déserts qu’ils y paraissent. Qu’on se le dise, Alien Isolation n’est pas seulement axé sur l’action pure et dure. On s’en rend vite compte d’ailleurs, lorsque l’on s’aperçoit qu’Amanda (nous sommes quand même parachutés à la moitié du jeu) ne possède qu’une sorte de clé anglaise dans la main gauche, et l’indispensable détecteur de mouvements dans la main droite. Même si des armes seront sans doute à confectionner plus tard, en témoignent les objets de crafts disposés ici et là, l’aventure s’appuiera plus sur la discrétion et l’ingéniosité, que sur un étalage de puissance. Jouer avec les zones d’ombre et les éléments de décor ou simplement se cacher dans un casier, les parties de cache-cache seront visiblement, et selon les dires des développeurs, largement mis à l’honneur.

Mission accomplie : la peur

Amanda doit atteindre cette porte si proche mais le parcours sera semé d’Alien. Le jeu, fidèle à l’œuvre de Ridley Scott, nous replonge totalement dans l’angoisse et l’ambiance de ses longs métrages. Il n’y a visiblement personne dans ces lieux étranges mais nous progressons après tout à petits pas.

Soudain, un bip, un point rouge sur le détecteur de mouvements, la peur nous envahi à nouveau.

Creative Assembly l’a voulu, Creative Assembly a réussi : Alien Isolation nous fait flipper.

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